Mise à jour de la faune herpétologique du département du Lot-et-Garonne (47)

Berroneau M. 2012 [2013]- Mise à jour de la faune herpétologique du département du Lot-et-Garonne. Bulletin de la Société Herpetologique de France, 144 : 23-32.

Résumé

Au regard des sources bibliographiques les plus récentes, la répartition des Amphibiens et des reptiles du Lot-et-Garonne présente de nombreuses lacunes. avec le lancement de l’atlas des Amphibiens et Reptiles d’Aquitaine et la multiplication des prospections qui en découlent, nos connais­sances sur la faune herpétologique de ce département se sont considérablement améliorées. Cette note présente les avancées les plus significatives, qui incluent notamment la découverte de quatre nouvelles espèces d’amphibiens (Bombina variegata, Pelobates cultripes, Hyla arborea et Rana temporaria) et d’une nouvelle espèce de reptile (Zootoca vivipara), ainsi que les deuxième et troisième observations contemporaines de Timon lepidus du département. La liste de l’herpétofaune du Lot-et-Garonne passe donc de 21 à 26 espèces (14 espèces d’Amphibiens et 12 espèces de Reptiles).

Mots-clés : France, Aquitaine, Lot-et-Garonne, Herpétofaune, Bombina variegata, Pelobates cultripes, Hyla arborea, Rana temporaria, Zootoca vivipara, Timon lepidus, répartition.

Summary

Update of the herpetofauna of the Lot-et-Garonne department, France. In the light of the latest bibliographical sources, the knowledge on distribution of amphibians and reptiles of the Lot- et-Garonne department contains many gaps. Since the launching of the Atlas of amphibians and reptiles of Aquitaine and the multiplication of surveys and exchanges of data that ensues from it, our knowl­edge on the herpetological fauna of this department made a great step forward. This paper presents the most significant advances, which include in particular the discovery of four new amphibian species (Bombina variegata, Pelobates cultripes, Hyla arborea and Rana temporaria) and one new species of reptile (Zootoca vivipara), and the second and third contemporary observation of Timon lepidus within the department. The list of the herpetofauna of the department jumps from 21 to 26 species (now 14 species of Amphibians and 12 species of Reptiles).

Key-words: France, Aquitaine, Lot-et-Garonne, Herpetofauna, Bombina variegata, Pelobates cul- tripes, Hyla arborea, Rana temporaria, Zootoca vivipara, Timon lepidus, distribution.

I. INTRODUCTION

L’Atlas de répartition des Amphibiens et des Reptiles d’Aquitaine est officiellement lancé depuis 2010. Son principal but est d’actualiser la répartition de ces deux groupes fau­nistiques. Au sein de la région, le département du Lot-et-Garonne (47) fait office de parent pauvre. Probablement par manque de naturalistes locaux, ou par manque de transmission des données récoltées, il souffre de lacunes importantes, ce qui en fait aujourd’hui le département le moins renseigné de la région (moins de 5 % des données régionales, et environ 3 espè­ces validées par maille au 1er janvier 2010, contre une moyenne régionale de 6 espèces par maille ; Berroneau 2010b). Depuis 2010, des prospections ciblées et la mise en œuvre d’une importante dynamique réseau (réunions d’échanges et de coordination, sorties terrains, mise en place d’outils de remontée des données) permettent d’accroître notablement nos connais­sances. Cet effort a rapidement porté ses fruits, au point qu’une mise à jour de la faune herpé- tologique du département semble à présent nécessaire. Cet article fait le point sur les récentes découvertes réalisées dans le département et présente les futurs axes de recherche.

II. MATÉRIELS ET MÉTHODES

Ce travail présente le résultat des inventaires portant sur les années 2009, 2010 et 2011. Les données récoltées sont intégrées dans la base de données de l’Atlas régional sous systè­me d’information géographique, soit directement, soit par le biais de l’outil de saisie en ligne Faune-Aquitaine.org, dont la section herpétofaune est coordonnée par l’association Cistude Nature. Les restitutions cartographiques sont réalisées à l’aide d’un maillage Lambert 93 10 x 10 km, un standard national proposé par le Service du Patrimoine Naturel (SPN) du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

Selon différents ouvrages de références (Castanet & Guyétant 1989, Duguet & Melki 2003, Berroneau 2010a, Vacher & Geniez 2010, Lescure & Massary 2012), la faune herpétologique du Lot-et-Garonne est composée de 10 espèces d’Amphibiens (en regroupant les différents taxons du complexe des grenouilles vertes Pelophylax spp.) et de 11 espèces de Reptiles :

Amphibiens – Triton palmé, Lissotriton helveticus (Razoumowsky, 1789) ; Triton mar­bré, Triturus marmoratus (Latreille, 1800) ; Salamandre tachetée, Salamandra salamandra (Linnaeus, 1758) ; Alyte accoucheur, Alytes obstetricans (Laurenti, 1768) ; Pélodyte ponc­tué, Pelodytes punctatus (Daudin, 1803) ; Crapaud commun, Bufo bufo (Linnaeus, 1758) ; Crapaud calamite, Bufo calamita (Laurenti, 1768) ; Rainette méridionale, Hyla meridionalis Boettger, 1874 ; Grenouille agile, Rana dalmatina Bonaparte, 1840 ; Complexe des gre­nouilles vertes, Pelophylax spp.

Reptiles – Lézard des murailles, Podarcis muralis (Laurenti, 1768) ; Lézard vert occi­dental, Lacerta bilineata Daudin, 1802 ; Lézard ocellé, Timon lepidus (Daudin, 1802) ; Tarente de Maurétanie, Tarentola mauritanica (Linnaeus, 1758) (espèce introduite) ; Cou­leuvre à collier, Natrix natrix (Linnaeus, 1758) ; Couleuvre vipérine, Natrix maura (Linné, 1758) ; Couleuvre verte et jaune, Hierophis viridiflavus (Lacepède, 1789) ; Coronelle giron­dine, Coronella girondica (Daudin, 1803) ; Vipère aspic, Vipera aspis (Linnaeus, 1758) ; Cistude d’Europe, Emys orbicularis (Linné, 1758) ; Trachémyde écrite, Trachemys scripta (Schoepff, 1792) (espèce introduite).

La plupart de ces espèces couvrent une large partie du département, à l’exception du Lézard ocellé (une station connue seulement ; Gilles Pottier com. pers. 2008), de la Tarente de Maurétanie (introduite dans 3 villes ou villages ; Berroneau 2010a) et de la Vipère aspic (cinq stations connues seulement ; Fabrice Bernard et Laurent Joubert com. pers. 2010, Fran­çois Rancon com. pers. 2011).

III. RÉSULTATS

A. Le Sonneur à ventre jaune, Bombina variegata (Linnaeus, 1758)

Le Sonneur à ventre jaune atteint en Aquitaine sa limite sud-ouest (Gasc et al. 1997, Les­cure et al. 2011, Lescure & Massary 2012). Présent dans la moitié nord-est du département de la Dordogne, où les populations sont en continuité avec les populations du Limousin (Doho- gne & Jemin 2008, Berroneau 2010a), il a été récemment redécouvert en Gironde (Berroneau et al. 2009). Durant le printemps 2005, Jean-Pierre Avinent l’observe dans une ornière sur la commune de Paulhiac, dans le nord-est du Lot-et-Garonne. Informés de cette observation début 2011 lors d’une réunion réseau, nous décidons de retourner sur le site afin de confirmer cette découverte. C’est chose faite le 16 mai 2011 où Jean-Pierre Avinent, Guillaume Delau- nay et moi-même trouvons les ornières en eau avec de nombreux sonneurs, dont certains en amplexus (fig. 1A). L’observation de nombreuses pontes y confirme la reproduction de l’espèce. Les niveaux d’eau dans les ornières sont étonnamment hauts malgré un printemps exceptionnellement sec. Le même jour, nous parvenons à contacter l’espèce sur une nouvelle station, située trois kilomètres plus à l’est, sur la commune de Gavaudun. Le 28 mai 2011, l’ONCFS 47 (obs. David Lambottin et Yvan Vilair) découvre une troisième station, toujours sur la commune de Gavaudun. Ces observations laissent présager l’existence d’une popula­tion plus largement étendue dans le secteur.

B. Le Pélobate cultripède, Pelobates cultripes (Cuvier, 1829)

Le Pélobate cultripède est une espèce à affinités méditerranéennes dont les populations s’étendent jusqu’à la façade atlantique (Gasc et al. 1997, Lescure & Massary 2012). Connu jusqu’à peu uniquement du littoral girondin, il subsisterait également sur quelques rares sta­tions situées à l’intérieur des terres en Gironde. Il a été découvert à l’est du département des Landes en 2009, sur la commune de Gabarret par Patrick Moreau (Berroneau 2010a), puis sur le littoral landais, sur la commune de Biscarosse par moi-même en 2010 (obs. pers. mars 2010, données inédites). L’observation de Patrick Moreau laissait présager de la présence du Pélobate cultripède en Lot-et-Garonne. Celle-ci sera confirmée dès l’année suivante par le bureau d’études Biotope (obs. Ludwick Simon et Damien Troquereau) sur les communes de Pindères et de Fargues-sur-Ourbises entre le 6 et le 22 avril 2010. Le 24 mars 2011, l’es­pèce est également observée plus au sud, sur la commune de Durance par Fabrice Bernard, Laurent Joubert, Jean-Louis Soule et moi-même (fig. 1B). Au vu de ces nouvelles localités, le Pélobate cultripède est probablement plus largement réparti dans cette partie du massif landais qui s’étend sur les départements des Landes et du Lot-et-Garonne.

C. La Rainette verte, Hyla arborea (Linnaeus, 1758)

La Rainette verte est présente en Aquitaine sous forme de deux ensembles disjoints (Berroneau 2010a, Lescure & Massary 2012), séparés par un large secteur occupé unique­ment par la Rainette méridionale, et qui correspond globalement à l’axe de la Garonne. Le premier ensemble ne concerne que la partie nord-est du département de la Dordogne. Il est en continuité avec les populations du Limousin et du Poitou-Charentes (Thirion et al. 2002, Dohogne & Jemin 2008). Le deuxième ensemble occupe une large partie du massif landais, depuis la plaine des Pyrénées-Atlantiques jusqu’en Gironde, en passant par les Landes. Mal défini jusqu’à alors, ce deuxième ensemble atteint à son extrémité est le département du Lot- et-Garonne. Dans ce dernier département, la Rainette verte a été contactée sur deux stations : le 15 mai 2010 par Damien Troquereau en limite ouest du département, sur la commune de Saint-Martin-Curton (fig. 1C), puis le 24 mars 2011, sur la commune de Durance, par Fabrice Bernard, Laurent Joubert, Jean-Louis Soule et moi-même.

D. La Grenouille rousse, Rana temporaria Linnaeus, 1758

Considérée encore il y a peu comme rare voire absente de la plaine aquitaine (Castanet & Guyétant 1989, Duguet & Melki 2003), sa présence est désormais avérée sur une large partie du massif landais (Priol et al. 2009, Berroneau 2010a, b), où elle occupe préférentiel­lement les secteurs forestiers humides de type aulnaie inondable. Dans le Lot-et-Garonne, elle a été observée et photographiée par Charlotte Ramat et Samuel Segouin le 8 avril 2007 puis le 12 juin 2011, sur la commune de Pompogne (fig. 1D). Elle a également été observée par l’oNCFS 47 (obs. Fabrice Bernard) sur les communes d’Allons, de St-Pé-St-Simon et de Boussès, respectivement le 07 mars 2010, le 23 janvier 2011 et le 14 mars 2011.

E. Le Lézard vivipare, Zootoca vivipara (Lichtenstein, 1823)

Le Lézard vivipare est largement répandu en Aquitaine depuis les Pyrénées jusqu’au nord du massif landais en Gironde (Berroneau 2010a). En plaine, il occupe principale­ment les zones humides de type landes humides, lagunes ou tourbières. Si la partie du mas­sif landais qui s’avance dans le département du Lot-et-Garonne semble plus sèche et plus chaude qu’en Gironde ou dans les Landes, le Lézard vivipare y subsiste autour de certaines lagunes. Observé et photographié pour la première fois par moi-même sur la commune de Houeillès le 24 mars 2011 (fig. 1E), il est ensuite observé le 15 avril 2011 sur la commune de Boussès par l’ONCFS 47 (obs. Willy Dufrechou) et le 20 avril 2011 par François Rancon sur la commune de Pompiey.

F. Le Lézard ocellé, Timon lepidus (Daudin, 1802)

L’unique observation de Lézard ocellé du département du Lot-et-Garonne remonte à l’année 1989. Un individu avait été découvert par Gilles Pottier sur la commune de Blanque- fort-sur-Briolance en limite nord-est du département (Cheylan & Grillet 2005, Gilles Pottier com. pers. 2008). Les prospections menées dans le cadre du programme régional de conser­vation de l’espèce (données de répartition directement intégrées dans la base de l’Atlas) ont permis sa redécouverte dans le département, sur la commune de Thézac, le 16 mai 2011 par Guillaume Delaunay et moi-même. Le 11 juin 2011, un nouvel individu est observé et photo­graphié sur la même commune (obs. Laurent Barthe, Fabrice Bernard, Damien Troquereau et moi-même ; fig. 1F). En revanche, l’espèce n’a pas été recontactée sur la commune de Blan- quefort-sur-Briolance malgré plusieurs sessions de prospection entre 2008 et 2010.

les-especes-observees-dans-le-departement-du-lot-et-garonne

Figure 1 : Les espèces observées dans le département du Lot-et-Garonne. Photos A, B, E et F : Mat­thieu Berroneau ; C : Damien Troquereau ; D : Charlotte Ramat. Figure 1: The species observed in the Lot-et-Garonne department. Pictures A, B, E and F: Matthieu Berroneau; C: Damien Troquereau; D: Charlotte Ramat.

 

Le massif landais, qui s’étend du sud du département des Landes jusqu’au nord du département de la Gironde, pénètre dans le département du Lot-et-Garonne sur une superfi­cie de 800 km2 environ. Relativement abondants dans ce massif forestier en Gironde et dans les Landes, la Rainette verte, la Grenouille rousse et le Lézard vivipare sont logiquement pré­sents dans sa partie lot-et-garonnaise (fig. 2C, D, E). Leur présumée absence passée reflète bien les lacunes de prospection qui ont subsisté jusqu’à récemment.

La présence du Pélobate cultripède s’explique aisément au regard de la répartition de l’espèce à l’échelle nationale : depuis la région méditerranéenne, elle a colonisé le littoral atlantique via l’axe de la Garonne. Cette hypothèse est confirmée par la présence de l’espèce sur des stations apparemment isolées comme à Toulouse (Pottier et al. 2008) ou au sud de Bordeaux (Berroneau et al. 2010). Les caractéristiques climatiques et édaphiques, croisées avec la présence d’habitats favorables à la reproduction de l’espèce, ont permis son maintien dans le secteur (fig. 2B).

Les observations de Lézard ocellé décrites dans cet article constituent les deuxième et troisième données de l’espèce pour ce département. En limite de répartition, ces populations sont probablement en continuité avec celles du Lot (Cheylan & Grillet 2005 ; fig. 2F). La présence du Lézard ocellé peut être envisagée sur quelques sites favorables supplémentai­res de la moitié nord-est du département, mais l’espèce n’y a jamais été contactée à ce jour, malgré des passages répétés entre 2008 et 2011. De toute évidence, les populations semblent extrêmement réduites en Lot-et-Garonne, ne serait-ce qu’en comparaison avec le départe­ment de la Dordogne où une vingtaine de stations ont été découvertes depuis 2008, pour un effort de prospection similaire (données inédites Cistude Nature).

L’observation du Sonneur à ventre jaune constitue la découverte la plus remarquable. Même si l’espèce n’a jamais été citée dans le département par le passé (Lescure et al. 2011), sa récente découverte en Gironde (Berroneau et al. 2009) laissait présager sa découverte dans le nord-ouest du Lot-et-Garonne, du fait de la proximité géographique des stations girondi­nes. Or c’est au nord-est, en limite du Lot et de la Dordogne, que le Sonneur à ventre jaune a été découvert alors qu’il n’est présent dans ces deux départements que dans leurs quarts nord-est (Pottier et al. 2008, Berroneau 2010a ; fig. 2A), et qu’il n’a pas encore été observé plus au sud (malgré des prospections actives dans le Lot ; P.-O. Cochard comm. pers. 2011).

Il apparaît désormais essentiel de rechercher le Sonneur à ventre jaune dans toute la moitié nord du département, à commencer par les massifs forestiers qui entourent les sites de pré­sence actuelle.

Figure 2 : Répartition actualisée des espèces concernées par cet article. L.-G. = Lot-et-Garonne. Cer­cle = état des connaissances selon Berroneau 2010b et Baznat (Nature Midi-Pyrénées, 01/08/2011, www.baznat.net). Carré = nouvelles observations. Figure 2: Updated distribution maps of the newly recorded species in the Lot-et-Garonne department (L.-G.). Circle= current knowledge of the species’ distribution according to Berroneau (2010b) and Baznat (Nature Midi-Pyrénées, 01/08/2011, www.baznat.net). Square = new record (this article).

Figure 2 : Répartition actualisée des espèces concernées par cet article. L.-G. = Lot-et-Garonne. Cer­cle = état des connaissances selon Berroneau 2010b et Baznat (Nature Midi-Pyrénées, 01/08/2011, www.baznat.net). Carré = nouvelles observations.
Figure 2: Updated distribution maps of the newly recorded species in the Lot-et-Garonne department (L.-G.). Circle= current knowledge of the species’ distribution according to Berroneau (2010b) and Baznat (Nature Midi-Pyrénées, 01/08/2011, www.baznat.net). Square = new record (this article).

Le Lot-et-Garonne était assurément le département le moins prospecté de la région Aqui­taine. Les recherches mises en place depuis deux ans ont fortement amélioré nos connaissan­ces dans ce département et permis la découverte de 5 espèces nouvelles. L’herpétofaune du Lot-et-Garonne passe ainsi de 21 à 26 espèces, soit 14 espèces d’Amphibiens et 12 espèces de Reptiles.

Il est toutefois important d’affiner la répartition de la majorité des espèces du départe­ment, et la poursuite des prospections dans le Lot-et-Garonne reste une priorité de l’Atlas régional. Notamment, les cartes de répartition actuelles du Triton marbré, de la Couleuvre vipérine et de la Vipère aspic laissent à penser que ces espèces méritent toute notre attention.

Enfin, quelques espèces restent probablement à découvrir compte tenu de leurs réparti­tions respectives dans le sud-ouest de la France et des habitats disponibles dans le départe­ment : l’Orvet fragile Anguis fragilis Linnaeus, 1758, le Seps strié Chalcides striatus (Cuvier, 1829), la Couleuvre d’Esculape Zamenis longissimus (Laurenti, 1768) et la Coronelle lisse Coronella austriaca Laurenti, 1768 sont des espèces potentiellement présentes en Lot-et- Garonne. Des prospections spécifiques sont envisagées, notamment par l’utilisation de « pla­ques-refuges », méthode efficace pour la détection de nombreuses espèces discrètes de repti­les (Graitson & Naulleau 2005).

Remerciements – Que toutes les personnes qui ont bien voulu faire part de leurs observations et de leur expérience et tous les naturalistes qui contribuent à la forte dynamique de l’Atlas régional reçoi­vent mes chaleureux remerciements. Merci également à Laurent Barthe, Marc Cheylan, Ivan Ineich, Jean-Christophe de Massary et un relecteur anonyme pour les améliorations apportées à l’article.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Castanet J. & Guyétant R. (Eds.) 1989 – Atlas de répartition des amphibiens et reptiles de France. Société Herpétologique de France, Paris. 191 p.

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Graitson E. & Naulleau G. 2005 – Les abris artificiels : un outil pour les inventaires herpétologiques et le suivi des populations de reptiles. Bull. Soc. Herp. Fr., 115: 5-22.

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Lescure J., Pichenot J. & P.-O. Cochard 2011 – Régression de Bombina variegata (Linné, 1758) en France par l’analyse de sa répartition passée et présente. Bull. Soc. Herp. Fr., 137: 5-41.

Pottier G., Paumier J.-M., Tessier M., Barascud Y, Talhoët S., Liozon R., D’Andurain P., Vacher J.-P., Barthe L., Heaulmé V, Esslinger M., Arthur C.-P., Calvet A., Maurel C. & Redon H. 2008 – Atlas de répartition des reptiles et amphibiens de Midi-Pyrénées. Les atlas naturalistes de Midi-Pyrénées, Natu­re Midi-Pyrénées, Toulouse. 126 p.

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Thirion J.-M., Grillet P. & Geniez P. 2002 – Les Amphibiens et les Reptiles du Centre Ouest de la France, région Poitou-Charentes et départements limitrophes. Parthénope, Biotope, Mèze. 144 p.

Vacher J.-P. & Geniez M. (coord.) 2010 – Les Reptiles de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Éditions Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. 544 p.

Manuscrit accepté le 5 juin 2012

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