Voigtlander 15mm f/4.5 Super Wide Heliar II, l’Ultra Grand Angle… ultra compact !

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L’acquisition du Voigtlander 15 mm arrive à point nommé pour compléter ma gamme d’objectifs par un ultra grand angle. Je suis adepte de ce type de focale pour deux types de photos : la photo de paysage (ou d’ « habitat ») en milieu exigüe, et la photo de sujet au sein de leur environnement. Je suis fan de ce type de photo depuis plusieurs années et j’ai trouvé il y a maintenant deux ans l’objectif ultime pour cette pratique : le Sigma fisheye EX DG 15 mm f2,8. Son très grand angle de champ (180°) et sa mise au point rapprochée (15 cm) permet en effet d’intégrer des animaux de taille petite à moyenne dans les plans larges. Voici quelques uns de mes meilleurs clichés avec cette optique (vous en trouverez de nombreuses autres par ici).

Crapaud commun – Sony a99 & Sigma Fisheye 15 f2.8 – f16 1,3s

Femelle de Lucane cerf-volant – Sony a99 & Sigma Fisheye 15 f2,8 – f13 1/4s

Chioglosse portugais – Sony a99 & Sigma Fisheye 15 f2.8 – f7,1 1/60s

Vipère à Cornes – Sony a99 & Sigma Fisheye 15 f2.8 – f13 1/160s

Cependant, cette optique à un usage relativement spécifique, et les déformations optiques inhérentes à ce type d’objectif dit « fisheye » l’empêche de jouer le rôle d’un ultra grand-angle classique.

 

 Etat des lieux des UGA en monture FE

J’ai donc cherché une optique classique ultra grand angle pour compléter mon sac photo, et notamment pour descendre en dessous des 24 mm du Zeiss 24-70f4.

Quels sont les objectifs utilisables en FE ?

  • le Sony 16-35 f4 oss, excellent, mais un peu trop gros pour mon sac.
  • Le Sony 10-18 f4 oss, un excellent objectif APS-C (je l’ai eu par le passé), qui couvre le format 24×36 autour de 15mm, moins gros et moins cher que le 16-35.
  • le Zeiss Loxia 21 f2.8, excellentissime, compact, mais… un peu trop cher pour moi, et surtout trop proche de la barrière des 24 mm.
  • Tous les UGA Sigma, Tamron, Canon ou autres, via les bagues dédiées… mais souvent un peu trop gros pour le Sony A7ii,
  • Le Leica Tri-Elmar M 16-18-21 mm Asph. f/4 : superbe objet, très compact, pour le prix… d’une petite voiture !
  • Le Voigtlander 15mm f/4.5 Super Wide Heliar, dans sa version I, II ou III.

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Mon cahier des charges était assez simple et a facilité mon choix. N’ayant qu’une utilisation relativement secondaire de l’UGA par rapport au transstandard, je cherchais un objectif pas cher, mais surtout très compact et léger, pour se greffer à mon sac photo de façon quasi-transparente. Le choix s’est donc vite porté vers le Voigtlander 15 4.5 II. La version III est un peu meilleur optiquement, et surtout ne présente pas de franges colorées dans les angles (le défaut de certains grands angles montés sur les premiers A7), mais il est encore cher et introuvable en occasion. La version II étant accessible financièrement (j’ai acquis le mien en état neuf pour 360 euros), le choix a été assez rapide. Ces objectifs s’achètent en monture M, et s’adaptent sur les sony a7 via des bagues qui commencent à 10 euros.

A noter que les Voigtlander sont depuis peu proposés directement en monture E… Ce qui permet de se passer d’une bague et de garder les exifs… Mais on va voir ci-dessous tout l’intérêt de le prendre en monture M !

Les atouts et les inconvénients du Voigtlander 15ii :

  • Le premier atout du Voigtlander 15ii saute aux yeux dès la première prise en main : l’objectif est absolument minuscule… 55 mm de long, et 156 g seulement !

Autrement dit, sa première mission, c’est-à-dire passer inaperçu dans mon sac, est déjà réussi…

  • La construction, full métal, est superbe, et le maniement des différentes bagues (diaph et mise au point) est un réel plaisir.
  • Le piqué semble très élevé, surtout au centre.

Les inconvénients du Voigtlander 15ii :

  • L’objectif n’est pas très lumineux. La contrepartie de son extrême compacité. Ça reste toutefois peu handicapant à une telle focale, et les exemples de photographies nocturnes avec cet objectif ne sont pas rares sur Internet.
  • Pas d’Autofocus : c’est du full manuel ! L’autre contrepartie de son extrême compacité…
  • Le vignetage et les dérives magenta sont bien présents dans certaines conditions. Le raw et le post traitement sont bien utiles…
  • Une mise au point minimale de 50 cm… ça fait beaucoup ! C’est donc un objectif peu polyvalent et strictement réservé aux photos de paysage… A moins que…

…Le miracle de la bague Close-Focus

Une mise au point minimale de 50 cm, beaucoup trop donc… à moins de l’utiliser avec une bague hélicoïdale, dite « Close-focus » ! Disons le tout de suite : cette bague au mécanisme tout simple transfigure complètement le petit voigt ! En un tour de bague, la mise au point mini passe de 50 cm à … 10 cm environ !

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Le taux de grossissement devient alors élevé (je laisse aux spécialistes le soin de le calculer…) et devient supérieur à celui du sigma 15 fisheye ! Une véritable performance… Enfin, le vignetage disparait, et le piqué reste remarquable !

Voici à titre de comparaison, une série de cliché d’un même objet mesurant 6 cm environ. Les images parlent d’elles-mêmes.

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La prise en main sur le terrain… 15 jours de trip herpéto en Malaisie !

Rien ne vaut une vraie prise en main sur le terrain pour juger des qualités d’un objectif… Le petit voigt était donc du voyage en Malaisie. Surveillez le blog, les clichés réalisés sur place sont à venir ! En voici deux pour commencer !

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Draco volans – Sony a7ii & Voigtlander 15 mm + close-focus

 

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Boiga dendrophila – Sony a7ii & Voigtlander 15 mm

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10 Commentaires

  1. Romain 3 février 2016 at 18 h 40 min #

    Hey, merci pour ce retour d’expérience. Tu conseillerais quoi en comparant les deux objectifs ?

    • Matthieu Berroneau 4 février 2016 at 14 h 45 min #

      Tu veux dire entre le sigma fisheye et le voigt ? Les deux n’ont pas les mêmes utilisations. Le voigt est surtout là pour du paysage en UGA, et peut aussi servir aux photos de bestioles au grand angle, le fisheye est surtout utile (est meilleur) pour ça, en revanche pour du paysage… ça déforme sévère ! Mais du toute façon si tu n’es pas équipé en Sony E ou en Leica… Il faudra lorgner sur autre chose !

  2. 3 février 2016 at 19 h 46 min #

    ça rend pas mal !!

    Va vraiment falloir que je me décide à trouver ça sur Canon.

    • Matthieu Berroneau 4 février 2016 at 14 h 43 min #

      Comme pour Nikon, a priori pas possible de le monter sur les boitiers classiques Canon (questions de tirage). Sur les hybrides Canon oui c’est possible… 😉

  3. Cédric 4 février 2016 at 14 h 07 min #

    Sympa ce retour !
    L’objo est la bague existent en monture Nikon ? (je suppose que oui mais la flemme de chercher 😀 )

    • Matthieu Berroneau 4 février 2016 at 14 h 42 min #

      L’objectif n’existe qu’en monture M (Leica) et depuis peu E (Sony E). Pour des questions de tirage, je ne pense pas qu’on puisse le monter sur du Nikon.

      • Cédric 8 février 2016 at 15 h 00 min #

        Ah mince… me reste à voir soit pour le Venus 15mm Macro, soit trouver une solution en Nikon ^^

  4. Obione-ilce7 1 février 2017 at 10 h 13 min #

    Bonjour

    Super article

    Pourrais tu donner un lien pour la bague de close focus
    L installation présente t’elle un jeu une fois monté ?

    Merci pour vos réponse

    • Matthieu Berroneau 1 février 2017 at 10 h 34 min #

      Sur mon exemplaire non je n’ai pas de jeu.
      Je vous envoie un lien par mail !

One Trackback

  1. […] mes sujets ! Retrouvez quelques prises en main ici (notamment le Sony a7ii et la bague Laea4), ici (le voigtlander 15mm) et ici (le Sony 90 oss macro) […]

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